Chroniques | Dernier tour de piste

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Alain Bergeron du Journal de Montréal à recueilli les propos d’Alexandre.

Ce sera une autre fin de semaine de «dernières» pour moi: dernière épreuve avant les Jeux olympiques, mais surtout dernière épreuve en carrière au Québec.

La Coupe du monde de Val Saint-Côme de dimanche marque mon dernier tour de piste dans ma province. Voilà, je suis arrivé à cette dernière occasion de me produire au Québec. Je suis convaincu qu’il y aura beaucoup de monde pour l’événement et ça devrait ajouter de l’émotion à la journée.

Quand j’y pense, il y a une certaine nostalgie en moi.

Ce n’est pas rien quand je me rappelle que ma première victoire en Coupe du monde, je l’ai remportée à Mont-Gabriel le 7 janvier 2006. Et là, à mon 81e départ en Coupe du monde, la course de dimanche sera ma septième et dernière au Québec.

Par contre, je dois dire que je n’ai pas eu trop de temps libre pour réfléchir à tout ça. Nous avons enfilé tellement de courses ces dernières semaines qu’il n’y avait pas de temps pour la nostalgie. Ça a été un feu roulant. Depuis le 4 janvier, nous avons eu Calgary, suivi de deux épreuves à Deer Valley et, finalement, Lake Placid. Comment penser à autre chose qu’au ski?

Pression garantie

Ce sera plaisant de concourir «à la maison». Je sais qu’il y aura encore plus de présence médiatique qu’à Calgary, il y a deux semaines. Comme ce sera la dernière course avant les Jeux olympiques, les spectateurs pourront se mettre l’eau à la bouche sur ce qui nous attend à Sotchi.

Val Saint-Côme n’est pas un parcours facile. La piste est à pic et souvent glacée, ce qui en fera l’une des plus exigeantes du circuit. Avec toute cette fébrilité prévue, j’ai déjà hâte de m’élancer dans ce tracé, surtout que la station accueille une épreuve de bosses de Coupe du monde pour la première fois.

Toute cette pression de courir au Québec ne me dérange pas. Je fais ce que j’ai à faire. Oui, il y aura une pression dans les médias, mais je m’impose moi-même déjà une pression.

C’est peut-être pour ça que ça me ronge parfois de l’intérieur. Je ne veux pas décevoir ou donner l’impression d’abandonner mon entourage qui m’a toujours si bien soutenu.

[…]

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